Me voici repartie dans la pose de briquettes. Mon papa disait :"laisses tomber, c'est de la briquette, ça va rebondir !" ce qui à priori n'a aucun sens, à moins que ça n'ait un sens cochon caché, ce qui était assez dans sa spécialité. J'avoue que mon âme est trop innocente pour y voir quelque chose de cochon.
En tout cas, c'est cette petite phrase qui tournait dans ma tête pendant que je posais les briquettes. Mais où ça vous demandez-vous ? Et bien à l'emplacement prévu pour le poêle à bois.

Ici ---------->>>>
C'est l'emplacement qui avait été prévu par les propriétaires précédents. Si vous regardez bien l'image, nous avons dessiné sur le mur de plâtre la silhouette du poële. Belle bête, n'est-ce-pas ?
Comme c'est un poële moderne mais que nous ne souhaitons pas donner un air trop moderne à notre maison, nous avons décidé de créer un décors plus classique et local derrière le poële. Nous avons donc créé de toute pièce un décor de poutres anciennes et de briquettes. Les poutres viennent de chez un récupérateur de chantier. Elles sont en chêne et un peu mangées par les vers, c'est ça qui est intéressant. Quant aux briquettes ce sont les restes de celles que nous avons posées dans l'entrée. Je les ai fixées de la même manière et Francis a fait exactement les même joints que dans l'entrée.
Prochaine étape, masquer les têtes de vis. Ce sera bientôt chose faite.
Avant-hier, dimanche, nous avons flâné dans un vide-grenier et en avons ramené quelques trouvailles intéressantes : un lustre ancien parfaitement adapté à notre terrasse couverte, un heurtoir de porte qui sera très bien sur la porte d'entrée, une vieille lampe à pétrole qui sera bien utile quand, par les nuits d'orage, nous nous retrouvons sans électricité (rappelons que nous vivons désormais à la cambrousse).

La dernière vieillerie dont je vous avais parlé, c'était le meuble pour la salle d'eau. Bon, comme vous insistez, je vais vous le montrer
Il s'agit d'un authentique meuble Manufrance pour machine à coudre. La machine à coudre y était encore. Aujourd'hui elle est dans une poubelle, parce qu'il y a déjà des lustres qu'elle avait rendu l'âme

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Voyez, un petit meuble sans grand intérêt. D'ailleurs on l'a eu pour une toute petite bouchée de pain. Par contre ya du boulot.
J'ai donc enlevé le plateau du dessus, puis la serrure. J'ai

rafistollé un pied qui avait tendance à vouloir nous dire au-revoir.
Puis j'ai poncé, poncé, poncé pour obtenir ça
Au fait, là vous le voyez fermé, mais le devant c'est une porte qui s'ouvre entièrement. D'ailleurs on pouvait l'ouvrir à 180° pour appuyer dessus le plateau qui se rabattait dessus.
Nous, sur le dessus, nous poserons une tablette plus large que le meuble, mais de la même profondeur. Elle sera carrelée et on pourra ainsi y poser la vasque bol blanche et la robinetterie.
A

gauche du meuble, la tablette reposera sur un pied et
comprendra deux étagères. Il y aura aussi 2 étagères
à l'intérieur du meuble.
Ainsi nous aurons quelques rangements.
Après 3 couches de peinture marron voici à quoi ressemblait notre petit meuble.
Et c'est là que les choses ce sont corsées. Contrairement à ce que je pensais, mon imprimante ne fait pas d'agrandissements. J'avais un super modèles d'arabesque sur un bouquin, mais trop petit pour le reporter tel quel sur le meuble. J'ai donc du passer au moins deux heures rien qu'à agrandir le dessin sur papier d'abord (je vous dis pas les calculs, le maniement du compas et du rapporteur n'ont plus de secret pour moi)

puis ensuite sur un papier calque pour enfin le reproduire
sur le meuble, mais attention au crayon noir sur fond
marron, on y voit pas merveilleusement bien.
Il a donc fallu quelques heures de patience encore pour redessiner le tout au pinceau fin et à la peinture blanche. Puis passer une deuxième couche plus "crème" et enfin une dernière avec quelques reflets or et enfin un petit fil de blanc aux bons endroits pour donner une sensation de relief et de lumière. Et voilà !
Un joli jeu de patience dont je ne suis pas peu fière !
Vous allez peut être trouver que nous n'avons pas été très actifs ces derniers temps, finalement, que le rythme se relâche. Vous aurez raison. Nous sommes "un pneu crevé"

. Mais à notre décharge, je ne ferai que rajouter cette image. Bon d'accord, on était pas tous seuls pour aller chercher ça, et le ranger là, nous avions avec nous nos amis Françoise et René. Merci à eux !